Poèmes

LES VITRES SE DÉFONT…

par Martineau Philippe

Les vitres se défont
de leur moindre visage
et laissent voir où vont
les gens du voisinage.

Le chat sous le divan
surveille la sortie,
sa queue est un serpent
et sa langue une ortie.

Il a droit au coussin,
aux doigts de la caresse
et même au petit sein
que donne la maîtresse.

Baigneuse sans retour,
elle attend d’être aimée
tandis que rôde autour
une vague affamée.

Le jour se perd un peu
en jouant à la pluie
et l’eau se prend au jeu
de la mélancolie.

Extrait de: 
POEMES TRADUITS DU SILENCE (http://enmotdiese.free.fr/a_auteurs.htm#martineau_traduitsdusilence)

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