Poèmes

Lénore

par Martineau Philippe

Né du mur de ma chambre
un corbeau se tient coi ;
de janvier à décembre
il demeure sans voix.

À moins que ce soit lui
qui sans quitter la mort
me réveille à minuit
en disant : « Never more ! ».

Au clair de ma bougie
son regard est au nord :
est-ce là-bas que gît
l’image de Lénore ?

Mais la flamme s’éteint
sans que l’on ait soufflé,
et c’est jusqu’au matin
que je reste aveuglé.

Extrait de: 
POEMES TRADUITS DU SILENCE

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