Poèmes

Sonnet Xxxviii - Sonnet

par Christophle de Beaujeu

Bergers, filles des champs, pastorelles gentilles
Et vous
Sylvains, oyez la plainte que je fais,
Vous
Echo, mon amy, chantez-le à tout jamais,
Et que de siècle en siècle, on l'apprenne à ces filles.

Satyres amoureux, sortez de voz aziles,
Et venez voir à l'œil comme je me deffais,
De misère accablé, gémissant sous le fais,
Mon temps mal employé, et mes maux inutiles.

Madame escoutez moy, et ne faites cruelle,
Moins que
Arthemysie*, en la mer infidelle,
Qui trouva par fortune
Ariamenes * beau.

En me tirant des flots pour me noyer de larmes,
Ne seray-je pas mis en un riche tombeau,
Pour m'estre fait mourir avec voz belles armes.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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