Poèmes

Absence, Absence, Absence, Ô Cruelle Divorce - Sonnet

par Christophle de Beaujeu

Absence, absence, absence, ô cruelle divorce,
Pitié des affligez, maison d'obscurité,
Qui ruine tout le monde, et dont l'authorité,
Fait de nouveaux enfers, congnoissant bien sa force :

Pourquoy, helas pourquoy, ô misérable amorce,
De mes soudainetez, as-tu précipité
Mon cœur sur tous les cœurs, amoureux esventé,
Indomptable et hautain, et qui n'a que l'escorce :

Las au moins si j'avois pour augure l'estoille,
La déesse suante avecques ce gris voille,
Tout fraischement rompu des machines de bois :

Ou que les vents plus forts sur la mer agitée,
M'apportassent le nom, ou le son de la voix
De
Madame, j'aurois ma fortune tentée.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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