Poèmes

Sonnet Lxxvii - Sonnet

par Christophle de Beaujeu

Mangeur de confiture, ô gourmand invincible,
Qui n'est jamais content de manger abricots
Et qui la tasse en mains, mettrois à sec dix pots,
Contente toy vilain d'estre seul misérable.

Penses-tu que mon cœur ait un désir semblable,
Non, non, je ne voudrois qu'estre tousjours enclos,
Dedans un cabinet, où sans prendre repos,
Je me voudrois jouer à ta sœur désirable.

Que les mangeurs de glan par
Apollon nommez,
Soient dedans ta maison, maintenant enfermez,
Et que dessus ton chef ta branche ne soit mise

De l'arbre tousjours seul, et tousjours visité,

Des trois
Dieux ordonnez, si que par l'entremise
De ma saincte oraison, tu sois précipité.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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