Sonnet Xxii, Siméon-Guillaume de la Roque
Poèmes

Sonnet Xxii

par Siméon-Guillaume de la Roque

Si le peintre excellent, le
Phénix de son aage,
Voulant peindre la
Grecque aux beaux yeux

[indomptez,
Fit venir devant luy les plus rares beautez
Prenant leurs plus beaux traictz pour bastir un ouvrage.

Qui voudrait paindre ainsi la beauté qui m'outrage
Sans en voir les doux traictz non encor imitez
Il faudrait assembler toutes les deitez,
Pour former ici bas une pareille image.

Que dis-je pour la peindre ?
Il faudrait seulement
Voir le pourtraict qu'Amour grava divinement
Au milieu de mon cœur, à mon dam, trop semblable :

Et si sur cet exemple on le la peut tirer,

Je sçay qu'on trouvera, je m'en puis asseurer,
Ou le peintre ignorant, ou l'œuvre inimitable.



Poème publié et mis à jour le: 16 novembre 2012

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