Sonnet Lxxxii, Siméon-Guillaume de la Roque
Poèmes

Sonnet Lxxxii

par Siméon-Guillaume de la Roque

Dafné cruelle
Nymphe arreste en la carrière,
Helas ! reprends halaine, où vais tu si courant ?
Chacun m'aime, m'adore, et me va désirant,
Et parmi les humains
Dafné seulle m'est fiere.

Je suis le chef doré qui porte la lumière,
Qui conduit l'Univers, et le va décorant,
Pourquoy fuis-tu si tost du jour te séparant,
Comblant mon cœur d'ennuis, et mes yeux de

[poussière ?

Regarde misérable et cruelle beauté,
N'es tu pas redevable à ma seule clarté
Qui sert à tes beaux yeux d'une escorte fidelle ?

Ainsi disoit
Phoebus aiguillonné d'Amour,
Qui soudain eust donné le chariot du jour
Pour jouir une nuit d'une chose si belle.



Poème publié et mis à jour le: 16 novembre 2012

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