Poèmes

Sonnet Lxxxviii

par Siméon-Guillaume de la Roque

Ruisseau doux et plaisant qui prend son origine
Des endroits les plus beaux de ces bois fleurissant,

Narcize, à tous coups se va rafrechissant,
En l'esté chaleureux que le soleil domine :

Mais toy, qui ne s'en chaut de faveur si divine,
Helas ! pourquoy le
Ciel t'en rend il jouyssant ?
Et qu'il ne change icy, mon malheur finissant,
Ce misérable corps en onde cristalline ?

O bienheureux
Alphee * en tes belles
Amours
Qui suivant
Aretuse * en maints divers destours
S'en trouva jouyssant par sa dernière preuve,

Aussi je vais ma nymphe en cent lieux poursuivant,
Agité d'un désir aussi prompt que le vent
Mais plus près j'en pense estre et plus loin je m'en treuve.


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