Sonnet Xli, Siméon-Guillaume de la Roque
Poèmes

Sonnet Xli

par Siméon-Guillaume de la Roque

Je suis le triste
Oyseau de la nuit solitaire,
Qui fuis sa mesme espèce & la clairté du jour,
Du nouveau transformé par la rigueur d'Amour,
Pour annoncer l'augure au malheureux vulgaire.

J'appren à ces rochers mon tourment ordinaire,
Ces rochers plus secrets où je fay mon séjour :
Quand j'achève ma plainte,
Echo parle à son tour,
Tant que le jour survient qui soudain me fait taire.

Depuis que j'ay perdu mon soleil radieux,

Un voile obscur & noir me vint bander les yeux
Me dérobant l'espoir qui maintenoit ma vie.

J'estois jadis un
Aigle auprès de sa clairté,
Telle forme à l'instant du sort me fut ravie,
Je vivois de lumière, ore d'obscurité.



Poème publié et mis à jour le: 16 novembre 2012

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