Poèmes

Sonnet Lxvii - Sonnet

par André Mage de Fiefmelin

Ma
Muse en son subject,

Qui trop ample l'estonne, erre comme un naufrage

En la mer des malheurs où court l'humain lignage,

Sans finir son project :

Je n'aurois jamais faict.

Car voulant calculer l'arène d'un rivage

Les fleurs du dous printemps, les feuilles d'un bocage,

Je me trouble en mon ject.

Architecte divin de l'humaine nature,

Qui s'est desnaturee en perdant ta figure,

Guide en ses traicts ma main.

Beny mon humble tasche en la tache contraire

Dont je montre sourcer les maux du genre humain.

Qui peut sans toy bien faire ?



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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