Poèmes

Paroles de Narcisse - I

par Martineau Philippe

Quand l’étang se recueille
et que la vague est morte,
ce que pense mon œil
fait de l’onde une eau-forte.

Je crains qu’à peine aimée
cette image s’absente,
ou que l’onde, abîmée,
la rende grimaçante.

Car l’eau pure est si frêle
que même la pensée
la plus intemporelle
risque de la froisser.

Si frêle et si dormante
que l’éventuelle idée
de m’en faire une amante
ne peut que la rider.

Et sans elle, si lisse,
où pourrais-je exister
et vivre les prémices
de mon éternité ?

Extrait de: 
A FLEUR D'EAU (http://enmotdiese.free.fr/a_auteurs.htm#martineau_afleurdeau)

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