Au Même, Etienne Jodelle
Poèmes

Au Même

par Etienne Jodelle

Bien que
Cupidon porte en trophée les armes des

Dieux —
La foudre triple de
Jupiter, les armes du père de

Gradive,
Et ta faux,
Saturne, et le cruel épieu
De
Ditis, et le carquois et l'arc d'Apollon, le trident
D'Océan, la massue d'Alcide, et le thyrse de
Lyaeus,
Et les autres —, la faux avec laquelle la
Mort fauche

tout,
Il ne peut la porter.
Mais elle, les armes de l'enfant

Cupidon —
Flèche, torche et carquois —, elle les porte, elle qui

tranche
Tous les liens, la
Mort qui triomphe toujours de

l'enfant
Amour.
Mais maintenant
Piennes la pieuse ranime les feux

sacrés,
Ces feux dont, chaste amante, elle a brûlé pour un

époux
Autant que pour un époux aimant peut brûler une

épouse ;
Et maintenant elle rappelle de l'Orcus son nom et ses

hauts faits,
Et maintenant sa renommée, et maintenant son époux

lui-même.

Alors que le poète de
Thrace ne put fléchir la loi de

l'Orcus,
Après la victoire de la
Mort, elle rend la victoire à

l'Amour blessé
Afin que la faux par laquelle la
Mort fauche tout
Et tranche tous liens, l'Amour l'ajoute à ses trophées.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top