Poèmes

Malin comme un Singe

par Flora Tahavi

MALIN COMME UN SINGE

Promotion préliminaire :

N'ayant pas reçu, non, ne portant pas le nom métis de ma vraie mère, la femme démariée, renée, merveilleusement seule, animale et bleue
Je ne l'exhibe que retrempé dans la forêt des signes, futaie entêtée, fût-elle mensingère : Maman s'appelle Dessinges. Partant je suis très malin comme, et non sans ignorer les intervalles de fluctuation. Avertissement .
Dessinges compliqué de mâle, Dessinges en gésine, me fit son fils, comme au fil en aiguille de la Singer, me fit singe de, dans les pâleurs de l'imitation, qui est limitation, me fit dessein et dessin de je, leg haut et fier et sanglant, né de Renée, dans les lueurs de la bénignité.
L'être comme se saisit à pleines mains de l'eau vivante cernée par la colle, embouteillée par l'école. Colle Cléoplâtre, sticks poisseux, éthique adhésive. Passons ces mailles, ces mares engluées.

L'on dit, de très long dit, que l'on descend du singe. Oui, les fusils servent à ça. Les jeunes jacquots plombés dans le suint des marmites n'ont dès lors guère l'air malin.
L'on descend du singe, comme d'un siège, comme d'une chaise instable, l'on quitte l'assiette branlante de l'étalon phylogénétique pour s'asseoir, voyageur accablé et fier, dans le fauteuil-club de la Destination.
L'on descend du singe, mais l'on ne se casse pas la gueule pour autant. On laisse les culbutes acrobates, dont on s'amuse dans les salons de l'être, on les abandonne au parent pauvre, hébété athlète, chacun sa branche. L'on condescend du singe, cet orant ou tendu dans l'arc d'un cri, ma parole, d'un cri mat et sans prix. L'on descend pour être au dessus, balcon contre-plongeant les branches. Oh, les jolis makis dans les maquis surannés, oh, vite une photo de cette version agile de l'âne bas, du nègre singeant. Cette photo, n'y voyez aucune malice.
Malin, c'est cette banane courtisane, dans les cours et les cages, cette banane à quoi tu te suspends. Nadia Commanecci n'était pas maligne mais de feu parée. Les singes sont tout, saufs, sauf malins.

J'ai croisé aujourd'hui en mon esprit que mon œil et mon coeur nourrissent d'arbres et de branches, j'ai croisé, rentoilés, le stalk incomparable du Mandrillus Sphinx, de l'Ouistiti pygmée, du Hurleur noir, du Macaque Rhésus et du Babouin à fesses roses.

Alors,
« MALIN COMME UN SINGE »,
cela engage
le présent intraitable de la comparaison.
C'est comme « con comme ». Attention. Les cons comme une bite et les Hurleurs rhésus noirs sont prêts à mordre. A délaisser pour vous l'ardeur arboricole où se réfugie l'amour.
Tenez vos fils par la main et l'oeil ! Remballez votre « malin » et vautrez vous dans cette bauge vôtre.
LE SIMIIFORMISME SERA CONVULSIF INTRANSIGEANT

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