Fils de Rois, Max Jacob
Poèmes

Fils de Rois

par Max Jacob

Max Jacob

Oiseaux, les oiseaux migrateurs qui volent par sept et par quinze se retournaient vers l'enchanteur que j'étais avant que tu vinsses

Les fleurs sont toutes mes esclaves les rois morts sont mes protecteurs les diamants étaient le conclave à qui je contai mes douleurs.

Dans un pays de clair-couleur mes jeux d'enfants avec les fées habillaient de pois de senteur
Juliette et trente coryphées,

filles du conte et de l'adage écumes de tous les caps
Nord mers de merveille et de naufrages —
Sept années m'ont pris mes remords

Océan, prends mes coquillages ô vent, les fleurs de nos cheveux l'automne a pris tous les feuillages le temps n'aura pas mes aïeux.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top