Distiques, Edouard Glissant
Poèmes

Distiques

par Edouard Glissant

Le soleil couchant,
Un plus long moment.

Il était violent
Comme la lumière.

Les dents de l'océan

Qu'il ne montrait qu'à nous.

*

L'eau épousait,
Mais pas assez.

Le mur se fatiguait
Du soleil et du lierre.

Mais c'était son secret,
L'œil du cheval.

*

Boire au hasard des prés
La rosée du canton.

L'océan c'est du poids
Plus lourd que du volume.

*

C'était difficile

De manger assis à côté du père.

Tout aussi simplement
Que la pomme au sommet.

Du linge empilé
Pour savoir mourir.

Pareil pour le chevreau qui va tertre en tertre
Et pour le son des cloches.

La salamandre et l'eau ont du loisir pour dire :
Avec nous, contre nous, car nous avons empire.

Quand l'été s'efforce

De ne pas mûrir au-dessous de lui.

C'est comme une orange,
C'est bon pour la main.

Promis que c'était par tous les printemps,
Plus près que du blé, du sucre et des mouches.

Pierre exposée aussi
Dans la bouche du vent.

Si tant de feu converge
Est une autre question.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top