Poèmes

Clepsydre de Ramsès

par Jean Orizet

Sèche depuis trois mille ans, la clepsydre d'albâtre ornée de cornaline chère au grand pharaon ne mesure plus l'eau du temps qu'elle se volait à elle-même.

Cette eau, ce temps, où trouver leur répertoire ?
Au vrai, ont-ils jamais existé, si ce bel objet, pour n'avoir pas enregistré leur fuite, est intact, là devant nous.

Et la face émaciée de son royal propriétaire, dont on ne sait quelle courtisane — de la vie ou de la mort — reçoit encore les faveurs, ne semble-t-elle pas, elle
aussi, faire pièce à ce que, bien à la légère, nous nommons ici le présent.


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