Poèmes

Retours

par Georges Emmanuel Clancier

à
Gabriel
Audisio

Les héros ont rebondi, les griffes légères

De leurs pieds s'enfoncent puis fondent aux toisons

De l'espace.
Leur voix hésite encor sous l'air.

Esquisse en nos cheveux, souffles d'allusion,

La dernière amitié craintive des lumières.

Il faut, abandonnés de la nuit, prendre terre.

Toucher terre, se prendre aux visages, à leurs saisons.
D'une paume où s'enfuit la nervure du souvenir.
D'une chair et d'une pensée qui ne cessent de luire
Au delà d'elles-mêmes, où s'éprouve l'horizon,
Toucher l'angle d'amitié de chaque nom de la terre
Et qu'il s'inscrive au creux de vent d'une moisson.

Au seuil se révèlent des fontaines d'herbes brouillées,
Leurs lueurs prisonnières qui déjà nous cernaient.
Une amitié revient et penche sa prairie
Perdue devant nos bras qui ne portent plus d'ombres,
Un signe, dont les feux de campagnes et leurs cendres
Se revêtent soudain, nous ouvre la frairie
Quotidienne.
Une autre vérité tend ses pampres
Et nous allons fouler la vigne de septembre.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top