Poèmes

Vœux

par Georges Emmanuel Clancier

pour
Anne

I

Comme le soleil tombait l'une est partie.

Douce elle m'avait suivi au premier arbre des forêts.

Des filles d'enfance, et des neiges, elle avait le premier

visage,
Il se fondait au feu de son corps et lentement devenait

une fleur.

Elle est parue, seule, et je suis resté devant la nuit,

seul, À la rêver sans regards, à l'attendre sans le signe de la

chair,

Dans la pauvreté de celle, tout inconnue et timide,
Qui saura m'attendre un jour aux sources rouges des forets.

II

Pourquoi m'avoir donné les aurores perdues et les

cris ?
Les matins des souvenirs paresseux
Et tous les points de lumière
Qui piquaient des larmes et des cris
Sous ta chair ?

M'avoir donné ces paysages fous et ces gestes vains

Qui s'en allèrent au premier vent de la vie

Et me laissèrent soudain le poids immense de mes

bras,
De mes regards, et la féroce cadence tonnante
De mon cœur.

III

Que s'abaisse la colline et que s'élève la vallée.
Que l'océan soit une molle plaine d'algues
Et les milliers de neuves un seul chemin blanc,
Que lune et nuit à la terre se confondent.

Alors je la verrai,
Ma douce ennemie d'avant les étoiles,

Celle que j'aime.

Clive le visage,
Ses lamelles de temps ou de rêve
Que colore puis transperce leur vie de fruit.
Découvre sous l'espoir des mains, ce visage,
Tu ne sauras quel nom, tendre sève,
Sourd et se hasarde en lui.
Comme à la source frêle, sans rivages,
D'une nuit.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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