Les Préludes a la Joie (Réveil) poème de Léopold Partisan
Poèmes

Les Préludes a la Joie (Réveil)

par Léopold Partisan

Il s’éveilla nu et glacé
Le temps était passé
Outrepassé, trépassé
Malgré cela,
Il était là
Étreignant les pétales
Désormais froids
De lilas, de glaïeuls
Et de Mimosas.

Quel était ce printemps
En jachère
Dont les caresses
Mensongères
Effleuraient sa faiblesse
Légendaire ?
Quels talismans
Leur opposer
Dans quelle poche
Sa pierre de lune ?
Sous quel porche
Son vert lichen ?

Brusquement
D’une main tremblante
Il effaça ce décor malvenu
En réalité l’endroit était délabré
Comme ses avant-bras ulcérés
Cela puait la pisse des clochards
Et la merde de leurs clébards
C’était un no man’s land
Entre gare de transit
Et des friches industrielles
Un arrêt définitif sur l’image
De terrils blafards
Et de maladies vénériennes.

Tout en me fixant
Moi et moi seul
Qui pourtant ne faisait que passer
Telle une illusion
De plus et de trop
Avec un transport en commun
Il s’injecta comme par bravade
Une dose quasi mortelle
Qui peut-être lui donna
Une érection démentielle

Très précisément
À l'instant
Où le convoi
Redémarra
Je perçus son affaissement
Les yeux d’abord au ciel
Les yeux ensuite en terre

Le train s’éloigna rapidement
Il ne fait pas bon traîner
Dans de pareils endroits
Me confia le contrôleur


Poème publié et mis à jour le: 11 septembre 2015

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