Poèmes

Destruction Massive

par Léopold Partisan

un silence
pesant, épais et gluant
est-ce cela la mort
une glaise,
une chaise, un harnais

un silence
immobile
pris sur le temps
d'un tourment figé
que même la mort
ne pourra fissurer

un silence lourd
comme du velours
porté
un été de canicule

un silence
de messes basses
où jalousie et calomnie
embrassent
autant qu'elles embarrassent

un silence
où le voile est tombé
et dont on sait
combien il sera mal aisé
de s'en relever

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