Poèmes

Thomas

par Léopold Partisan

La balle est au canon
Ce que la moelle est à l’os
Cruciale et vitale

Il n’y a rien
Ni peur ni valeur
À peine une goutte de sueur

Un blanc silence s’installe
Tandis qu’un vent intense
Nous terrasse

Curieuse cette étreinte
D’une peau nue et d’un métal froid
Furieuse cette empreinte
D’un métal tendu sur une peau moite

Seule à seul
L’arme et l’adolescent
Se sont engagés vers le néant

Est-ce encore une vie à l’échafaud
Ou déjà ce passage de la naissance à l’éternité

Personne ne dit rien
L’innommable est une persistante odeur de poudre
Personne ne comprend
L’innommable est une invraisemblable flaque de sang

Quelques tremblements encore
Odieux frémissements
D’une vie explosée

La balle éjectée du canon
La moelle projetée hors de l’os
C’est la peine capitale

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