Le Corps Disperse - Sonnet, Alain Bosquet
Poèmes

Le Corps Disperse - Sonnet

par Alain Bosquet

Le jazz s'enfonce comme un clou jusqu'aux

vertèbres.
Gardez ce sein, si vous le trouvez beau.
Pourquoi, après l'orage, les trottoirs se couvrent-ils de fleurs qui hurlent ?
Voulez-vous quelques

muqueuses

plus fraîches que la soie ?
Le disque en s'arrêtant inflige aux garçons verts et aux fillettes bleues un supplice inhumain.
Ce soir, au cinéma toutes les lunes sont enceintes.
Vous aimez

cène aisselle où l'on peut, comme dans un grand

port, faire escale et dormir ?
Celui qui s'articule, se prive de frissons.
Le rock and roll permet

de se dissoudre au fond de soi, alcool, naufrage, caresse nue.
Si ce bas-ventre vous amuse, empruntez-le jusqu'à demain, poupée gonflable.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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