Poèmes

Sexagénaire - Sonnet

par Alain Bosquet

Alain Bosquet

J'ai soixante ans, ou peu s'en faut, la mort au bout comme un poème avec son verbe qui se pend pour n'avoir pas à démentir son propre vide.
Le réel, l'irréel, l'espoir, le désespoir :

j'ai dépassé tout ça.
Il reste un corps penaud que se disputent trois souris : l'indifférence, le doute et comme un vieux vertige où la musique soudain se substitue au droit de respirer.

Mon attitude est ambiguë devant le mal et devant le bonheur.
Je n'ai pas de leçons à donner à l'azur, aux juments, aux rivières,

mais je suis disponible : une oasis de mots

qui appartient d'avance à qui l'occupera

la rage au cœur et le mépris sur chaque lèvre.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top