Poèmes

La Muse

par Ahmed Yahia Messaoud

Quelque objet dont elle fut fière, un panorama sans rival
Une fierté quelque peu grossière, comme dans une peau d’animal
Elle étale son linge par terre, une robe de danseuse de bal
Sa vie n’est qu’une prière, un souhait plus petit que le ciel
+++
Elle n’est ni marie qui chiale, ni aicha qui se soumet
Elle vit sa vie de femelle, dans un crime mal commis
Comme toute justice cruelle, la loi s’ajoute sans permis
Elle sait que tout tourne mal, cependant elle reste amie
+++
Il a fallu qu’elle soit monde, pour que je puisse le penser
Même si son amour m’inonde, jamais je n’aurai assez
Une voix de fauve qui gronde, pour graver le passé
La regarder une seconde, mieux qu’une fortune amassée
+++
Notre guerre c’est votre vie, un bonheur démesuré
Nous avançons sans envie, sans même gémir ou pleurer
Si on essaye de vous faire baver, c’est juste pour se libérer
Je danse battant le pavé même sous un nuage gris

Extrait de: 
Les Portes Editions Les Corrosifs (www.lescorrosifs.1s.fr)

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