Brûles les Coqs et la Résine, Jean Claude Renard
Poèmes

Brûles les Coqs et la Résine

par Jean Claude Renard

La terre interne est douce contre la mort.

Elle sonde ma bouche pour m'habiter.

Les femmes l'ont lavée des taches de sang.

Elles ont brûlé les coqs et la résine.

Il ne reste que le vrai feu sur leurs mains.

Ô poulpe blanc ! Ô grand corps écrit dans l'arbre !

O parole comme une orange pressée!

Chaque chiffre fait un fruit frais devant moi.

Le vent de la lune féconde mon cœur.

Je change de nuit et d'homme avec la mer.

Je prends le nom des pierres qui ressuscitent.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top