Rondeau 8, Othon de Grandson
Poèmes

Rondeau 8

par Othon de Grandson

Adieu,
Jeunesse, m'amie,

De vous me faut départir

Plus ne vous puis retenir

Car le temps ne le veut mie *

Et sans votre compagnie
Ne dois nul amour servir.
Adieu,
Jeunesse, m'amie,
De vous me faut départir.

Hélas ! tant de bonne vie

Et de gracieux plaisir

Faites à vos gens sentir

Que c'est bien droit que je die '

Adieu,
Jeunesse, m'amie,

De vous me faut départir.

Désormais
Mélancolie
Me viendra fort assaillir.
Adieu,
Jeunesse, m'amie,
De vous me faut départir.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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