Les Thermopyles, Raymond Queneau
Poèmes

Les Thermopyles

par Raymond Queneau

A l'armée qui passa les pénombres dernières

donnons les dernières pénombres de la mort

l'air est plus frais au nord des carrières

plus vif dans les carrières du nord

pauvres et fatigués les arbres de la plaine

à la plaine des arbres donneront la pâleur

des astres accroupis aux pieds des araignes

de l'araigne aux pieds monstres dévorant l'heure

plusieurs n'ont pas vécu plus que le soupir

du destin enclavé dans la perle des dents

du désastre accroupi sous les arceaux ardents

arceaux ardant le corps du blessé qui gémit



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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