Poèmes

La Tante

par Léo Ferré

Dans le salon vert d'eau de l'homme aux camélias
Se prélasse la tante irascible et coquette
Mollement allongée sur l'illustre carpette
Qui tantôt récolta le fruit de leurs ébats

Un cerne d'amertume assombrit ses yeux las
Dont le regard se fixe au coin d'une planète
Semblant interroger les dieux de la braguette
Et leur faire sentir les méfaits du caca

Ironie du destin la nature est méchante

De mettre ainsi des attributs aux pauvres tantes

Qui n'ont que faire du hochet et des grelots

Cependant qu'arrachant leur membre théorique

On les voit sous les yeux agacés de
Sapho

Se creuser dans le ventre un trou psychologique



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top