La Rosee Foulant les Collines, Lucien Becker
Poèmes

La Rosee Foulant les Collines

par Lucien Becker

LA rosée foulant les collines couvre la retraite de la nuit qui s'enfonce dans les sources pour vivre du sang des pierres.

Le jour qui n'est pas dans les arbres,

qui n'est plus dans le ciel,

qui ne sera jamais sur la terre

fixe une femme encerclée par sa nudité.

Voulant parler au soleil qui se tient là-bas comme à une rampe, la moisson cherche des mots qu'elle ne sait dire qu'au vent.

Les murs, pleins d'espoir, se retournent au passage du matin,

mais il avance indifférent sans les délivrer de leur prison.

Un dormeur, qui n'a plus de nom, le front ouvert d'un éclat de soleil.
Il n'est plus qu'un visage avec un c< reposant à l'autre bout du monde.

L'ombre ne protège plus l'objet qui sort de sa cachette, toujours aussi gauche dans le balancement de la clarté.

Qui arrêtera la marche des rues hors de la ville fermée comme une hors du village couché dans les blés de tout son cadavre de calcaire ?

Le soleil et l'eau ne font plus qu'un mais aucune de mes mains ne réussit à prendre au ciel une seule branche de lumière.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top