La Bonne Orientale, César Moro
Poèmes

La Bonne Orientale

par César Moro

La bonne fille avec un nez droit

À une voix excellente

Un fils assassin

Des cheveux orientaux et même

Un tapis oriental qui a fini par dévorer

Un chat dans un chou

Quand elle finit son travail
Elle appelle son ami pour boire
Dans des coupes jumelles
L'eau pure destinée aux chevaux

Je savoir — dit-elle — à présent
Quand jeter de la viande
Aux armoires

Inspiration coloquinte parmi les colchiques
Aération couvre-lit en peau de zèbre
Revêche l'archevêque oncirostre achève sa viande
Le bordel des allumeuses sur l'allée

Des fumées odoriférantes logeait

La marine marchande et la marraine terrienne

Nos terrines bordaient le lit des affluents

Ne vit-on jamais l'odeur du soleil

Comme ce canari sans tête des dimanches

Aux œuvres du port à l'ouverture

Des hublots était-il humble d'un trait

On soufflait la chandelle et pire

La valse des mares tanguait aux hauts talons

Crépusculaires foulant les nuages de nacre

Naître ou mourir à ma fenêtre douceur

Ivre de monter la côte perlière

Quand les îles idoles estompent le souvenir

Des lettres barrées au pourcentage

Par quatre chemins désinvoltes

Discours au panier

13 septembre 1952



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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