Sonnerie, César Moro
Poèmes

Sonnerie

par César Moro

Le silence piétiné sous-entendu
Lance coup sur coup la nuit
Sur le tambour plus grand que la ruse
Du soir la risée des rivières

Dussè-je escalader la pente

Ailée l'immortelle glacière

Lassée d'ignorer l'aisance

L'ancienne literie d'ombre

Bourreau à royale effronterie

Abroge le dialogue du soleil et des îles lunaires

À brûler j'excelle baisers

Et la forêt et la mer en main

12 octobre 1950



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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