Poèmes

Alceste

par Léo Ferré

Je mesure à peu près cela bien qu'on en dise
Mes yeux ont la couleur des matins en chemise

Mon teint celle du vôtre et mon cœur est battant
Comme le vôtre aussi du moins on le prétend

Mon âme est en carafe au fond de la
Tamise
Elle est bien laissons-la au-dehors ça fachise

Le navet qui vous court dans la peau c'est du sang
Le canard aux navets vaut le canard au sang...

Je ris à riches dents au nez de la sottise
Mon dentiste m'a proposé en expertise

Le malheur voyez-vous est qu'il faille être autant
Le péril jaune ça vous fait rire comment?

Je bave comme un môme et j'ai la tempe grise
Ma mère aurait mieux fait de boucler sa valise

Bref je m'ennuie copains et je n'ai pas le temps
De vous mettre mes couille(s) à l'air... c'est dégoûtant

Je vais rimer ailleurs mes tendres vocalises
La république m'embarrasse et me méprise

Le vulgaire a sorti ses petits au printemps

Dieu fait sa diarrhée verte et le monde est content



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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