Poèmes

À Une Statue

par Martineau Philippe

Est-ce à cause du jour
que ta paupière est close,
ou du fait que ta pose
est celle de l’amour ?

Est-ce à cause d’un rêve
qu’une larme t’a fuie,
ou du fait que la pluie
en fut la source brève ?

Est-ce à cause d’un cœur
et de son battement
que ton sein en ciment
se délite en douceur ?

Tu sais que ta sandale
est prête au premier pas,
mais tu ne descends pas
de la funèbre dalle.

Est-ce à cause du grand
lierre qui t’emprisonne,
ou du fait que personne
ici-bas ne t’attend ?

Extrait de: 
POEMES TRADUITS DU SILENCE

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Retour au Top