Poèmes

Villula

par José-Maria de Heredia

Oui, c'est au vieux
Gallus qu'appartient l'héritage
Que tu vois au penchant du coteau cisalpin ;
La maison tout entière est à l'abri d'un pin
Et le chaume du toit couvre à peine un étage.

Il suffit pour qu'un hôte avec lui le partage.
Il a sa vigne, un four à cuire plus d'un pain,
Et dans son potager foisonne le lupin.
C'est peu ?
Gallus n'a pas désiré davantage.

Son bois donne un fagot ou deux tous les hivers,

Et de l'ombre, l'été, sous les feuillages verts ;

A l'automne on y prend quelque grive au passage.

C'est là que, satisfait de son destin borné,

Gallus finit de vivre où jadis il est né.

Va, tu sais à présent que
Gallus est un sage.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top