Poèmes

L'Ultime

par Philippe Rousseau

Elle :
Il faut se dire alors
À l’heure de l’ultime heure
Quel désir avoir encore
Dans le corps, l’âme et le cœur
Se dire en mots et en regard
À dieu, notre vie fut sublime

Ton baume m’anime, Il est l’ sésame
De psaumes infimes dedans mon isthme.
Il y allume des cierges en flammes

Mon homme, tu abuses de mes larmes.
L’amour menacé m’en alarme
Et humble je t’absous sans blâme.

Mon homme, ton charme posthume sonne
Comme l’écume de larmes atones
Je me consume et dis : « je t’aime »

Lui :
Il faudra se dire alors
À l’heure de l’ultime heure
Quel désir avoir encore
Dans le corps, l’âme et le cœur
Se dire en mots et en regard
À dieu, notre vie fut sublime

Ardemment, ton isthme de môme
Allume, ma brune, ma cime d’homme.
Nous eûmes d’immenses atomes.

Ma muse, tu m’amuses à l’extrême.
Tu es la gomme, tu es l’emblème
Ma douce môme, de mes poèmes.

Madame j’hume ton âme intime,
Âme de ma plume, nous fûmes deux rimes
Dans cet ultime, te dis : « je t’aime »

Extrait de: 
du spectacle "vos désirs sont des/ordres"

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