Poèmes

Le Loup

par Philippe Rousseau

Je croquisse tes cuisses qui se taisent
Esquive la terre glaise
Esquisse le malaise
Et l’esquif glisse à l’aise

Je dis : cours vite vers l’ accueil.
J’ai mal forcé, forcément, j’mens
J’écarte et abaisse les écueils
Je discours vite sur l’engouement.

Serais-je longtemps platonique ?
Quand larguerais-je mon pudique ?
Sauterais-je le pas de panique ?
Tiquerais-je en héro tactique ?

Mon cœur priapique a le nez
Plaqué appliqué en apnée
Dans ton noir magnifique
D’où montent effluves chromatiques.

Es tu en règle, femme avide,
Que je puisse aller droit
Dans la cible de ton vide
Es tu disponible à l’endroit ?

Je happe le lait de ton ventre
Je lape l’élan de ton antre
Je me repose dans l’épicentre.
De ton corps, je suis le chantre.

Armé de mauvais sentiments
Je suis happé de flots en stocks
Je dérobe le pull de l’épaule
La robe tombe et me fait face.
Je lape la peau pelée en happeau
Empale la pâle louve pile poil

Je m’engouffre dans les failles
De ton ventre goinfre qui baille.
Je me gaufre et me défaille.
Je te griffe les entrailles.
J’entre à pas de mâle loup, Aïe.
Je souffle dans le plein sérail,
Chante, siffle afin que cela aille
Vaille que vaille dans ces fiançailles.

Suis-je bien ce que ici, je vis ?
Vis-je bien ce que ici je jouis ?

L’acre odeur subite secrétée
Accourt en travers de la nuque.
Et affolé, je traque et troque
L’odeur susdite suspectée

En cheminée sous le pull
Je trique en pensée quand je touche.
Je traque à l’idée de la couche
Enrubannée sous la bulle.

Alors, j’adore quand je t’honore
Que cela soit sonore.

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