L'Anneau De, Michel Deguy
Poèmes

L'Anneau De

par Michel Deguy

ce fut le vent d'Ouest qui la saisit quand

elle se leva

de la vague

génitale, et l'accoucha de l'écume

gracile à son île

chez elle

et ces amoureuses

du difficile, les heures

du jour doré la saluèrent, la vêtirent, furent

comme si elles l'avaient faite, furent folles

de porter cette nouvelle chose née

de l'anneau de mer, rose et nue, cette fille, la portaient à la face des dieux, violettes dans sa chevelure

Beauté, et elle

dit non à
Zeus, à eux tous, ils n'étaient pas, ou

était-ce elle qui choisit le plus laid

pour coucher avec, ou était-ce comme ça

et pour expier l'essence de la beauté, était-ce ?

Sachant les heures, bien sûr,

elle n'est pas restée longtemps, ou le boiteux

n'était qu'un côté des choses, et le superbe

Mars l'a eue.
Et l'enfant

eut ce nom, la flèche de

comme le vol de, le mouvement de

sa mère qui adorne

de myrthes le dauphin et en mots ils se lèvent, oui, eux qui sont nés de pareils éléments

(poème traduit de
Charles
Oison)



Poème publié et mis à jour le: 12 juillet 2017

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