La Plaine poème de Louis Lucien Pascal
Poèmes

La Plaine

par Louis Lucien Pascal

LA PLAINE

La plaine était pleine d’obscur
Un désert emplissait mes hanches
La vie était dure était dure
J’essayais d’écrire un dimanche
Tu m’apparus ma sœur sirène
Tu n’avais pas de queue mais quoi
Qu’en est-il des incarnées-reines
Que faire de peur d’ici-bas

D’où tenais-tu ma voix si blême
Qu’avais-je de trop pas assez
Je ne résous pas ton problème
Tu aimes mes amours lassées
Ma baignoire à défaut de mer
Me replonge dans ta jouissance
Écaille mon amie d’enfance
Ta candeur mon semblant d’amer

La plaine était immense et tendre
J’aurais du m’en plus tôt douter
Que tu es belle à m’écouter
Mais tu es trop triste à m’entendre
J’essayais tes bas tes culottes
Ton seul pull tes vestes de laine
Mon lit se noie quand tu sanglotes
Et je suis mouillée de ta peine

Doux étaient nos baisers d’octobre
Novembre est venue noble fille
Mon auteur n’était pas très sobre
Et je fus celle qui vacille
Ma sirène mon double abstrait
Je te dessine éperdument
Tu me sais comme je te sais
N’en parle pas à nos mamans

Douce amitié particulière
Ma marionnette Ô ma saison
Je te rends ce dont tu es fière
Ce moi quand je perds la raison
Sur mon faux mur pousse ton lierre
Je m’en vais je m’en vais demain
Je garderai de ta poussière
Un peu de la soie de tes seins

L.L.P


Poème publié et mis à jour le: 09 dcembre 2014

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