Poèmes

Avec un Air D'été

par Louis Lucien Pascal

AVEC UN AIR D’ETE

Avec un air d’été soufflant comme une épine
Sur l’infiniment bleu d’en bas et puis d’en haut
J’ai porté jusqu’à toi mon amour la plus fine
Mes regrets les plus beaux

Sur la colline brune on voit des loups qui rient
Avec les animaux d’une nuit d’autre monde
Je monterai chez eux comme on rentre au pays
Des premières secondes

Le pays du début quand les dieux étaient nus
Posés sur les galets d’une vague d’enfer
Cet enfer délicieux qui fleurit dans les rues
De la mer de la mer

Nous nous promènerons sur les plages sucrées
Avec les beaux garçons avec les belles filles
Avec tous les mots d’or qui pour se faire aimer
Prendront notre Bastille

Nous nous promènerons pour la dernière fois
Demain si tu m’entends comme on entend la foudre
Que le fleuve m’emmène au lit de l’au-delà
Et qu’on me veuille absoudre

Je suis mon ennemi oui je ris oui je pleure
Le dernier jour l’adieu n’attend qu’un mot de moi
Laisse-moi m’écrouler va-t’en reste il est l’heure
Où les larmes flamboient

Un piano je t’en prie donne-moi mon piano
Un petit coin de mousse à l’ombre de ton ventre
Donne-moi si tu peux l’oubli des matelots
Il se fait tard je rentre

Avec un air d’été soufflant comme une épine
Sur l’infiniment bleu d’en haut et puis d’en bas
Je laisserai couler sur toi ce que dessine
Ma lumière et ma joie

Avec un air d'été soufflant comme une épine
Sur l'infiment bleu du beau et du Très-Bas
Je laisserai couler sur toi ce que devine
Ma douleur et ma foi

L.L.P

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