Poèmes

Immaculée Conception : Prélude (Variation Verlairienne)

par Léopold Partisan

Un petit matin d’été pluvieux
Comme il y en a tant
Sur cet hémisphère

Se découvre
Se dévoile
Puis se déchire

Un peu à la manière de William Faulkner
Lorsqu’il écrivit « Tandis que j’agonise »
Je suis à vingt mille lieues
De me douter
Que cette triste nouvelle
m’ébranlera aussi cruellement
Christian s’en est allé
S’en laissé à quiconque
La moindre adresse

Encore un matin
Encore un train
Qui ne sont ni tout à fait les mêmes
Ni tout à fait d’autres

Les dernières ondées
De l’orage de la nuit passée
S’évaporent dans la rosée

Au travers des vitres
Je contemple le paysage
Mais aussi et surtout
Les reflets des visages
De ceux et celles
Qui comme moi
Sont de ce voyage
De ceux et celles
Dont chaque matin
N’est ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre

Une bonne partie de la soirée
Très apeuré
Il s’était réfugié
Dans un petit quelque chose
Comme un espace
Dans l’entrelacs
D’un millier de pensées
Qui ne sont ni tout à fait les mêmes
Ni tout à fait d’autres

Un petit quelque chose
Tendant à l’osmose



Poème publié et mis à jour le: 01 septembre 2015

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