Un Jour Qu'il Faisait Nuit, Robert Desnos
Poèmes

Un Jour Qu'il Faisait Nuit

par Robert Desnos

Robert Desnos

Il s'envola au fond de la rivière.

Les pierres en bois d'ébèce les fils de fer en or et la croix sans branche.

Tout rien.

Je la hais d'amour comme tout un chacun.^

Le mort respirait de grandes bouffées de vide.

Le compas traçait des carrés et des triangles à cinq côtés.

Après cela il descendit au grenier.

Les étoiles de midi resplendissaient.

Le chasseur revenait carnassière pleine de poissons sur la rive au milieu de la
Seine.

Un ver de terre marque le centre du cercle sur la circonférence.

En silence mes yeux prononcèrent un bruyant discours.

Alors nous avancions dans une allée déserte où se pressait la foule. , ,

Quand la marche nous eut bien reposé nous eûmes le courage de nous asseoir puis au réveil nos yeux se fermèrent et l'aube versa sur nous les réservoirs de la
nuit.

La pluie nous sécha.



Poème publié et mis à jour le: 16 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top