Poèmes

Un Billet de Byron

par Alfred de Vigny

Alfred de Vigny

Nous n'irons plus courir ensemble dans la nuit,
Quoique dans notre cœur l'amour soit jeune encore
Et que le beau croissant dont le soir se décore
Reluise autant qu'hier sur la cité sans bruit;

Car le fourreau du glaive est usé par la lame, ,
Comme nos faibles yeux l'amour veut le sommeil
De peur que notre corps si frais et si vermeil
Ne pâlisse trop tôt, dévoré par son âme.

Ainsi, quoique les soirs soient créés pour l'amour,
Ami, nous n'irons plus la nuit courir ensemble,
Parlant, au clair de lune, à miss
Annah, qui tremble
Que le brouillard du parc soit blanchi par le jour.



Poème publié et mis à jour le: 12 juillet 2017

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