Poèmes

Tu Sais Petite

par Jacques Gourvennec

Ça vient… tu sais petite…
On ne sait jamais d’où
À peine viens-tu à naître…
Et déjà tu te couches
Dans le matin dressé
Quand le rêve se mouche
Dans son ventre d’hiver…
Dans la trace des loups

Quand ton coeur se froisse au plus clair des saisons
Quand se fane une fleur dans le froid d’autres yeux
Quand les roses voient rouge un amour diapason
Qu’un rêve t’abandonne où s’invente le bleu.

Ça vient… tu sais petite…
On ne sait jamais d’où
À peine viens-tu à naître…
Et déjà des vautours
Planent, tournent et s’élancent
Au premier carrefour
Sous le fard d’un ange…
A la mort à l’amour

A t’offrir des lunes…
Au ciel des alouettes
Dans leurs îles lointaines…
Enivrés de serr’ments
D’inédits de Van Gogh
Au soleil qui s’émiette
Tant la fleur est du mal…
Un silence fait d’argent

Dans un gris cathédral…
Fait de dômes et de voûtes
Dans un lit jamais fait…
En vitrine en tes rêves
Où les dés sont jetés
A chaque heure de ta route
Comme un dieu de hasard…
Dans un ciel qui crève

Quand ton coeur se froisse au plus clair des saisons
Quand se fane une fleur dans le froid d’autres yeux
Quand les roses voient rouge un amour diapason
Qu’un rêve t’abandonne où s’invente le bleu.

Puis un jour petite…
Tu pars on ne sait où
C’est à peine qu’on t’aime…
Et déjà tu te couches
Dans le matin dressé
Quand la mort se mouche
Dans son ventre d'hiver…
Au parking des cailloux

Extrait de: 
poète sale type

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