Sonnet Xvii - a Elle-Même, Isaac Habert
Poèmes

Sonnet Xvii - a Elle-Même

par Isaac Habert

À la merci des vents, des flots, et de l'orage,
Je vogue sur la mer de peine et de douleur,
J'ai pour pilote amour, pour fanal le malheur,
Pour compagnon les pleurs, les regrets et la rage.

Les vents des espoirs vains m'éloignent du rivage,
L'Amour me vend aux vents et sous belle couleur
De me prêter son aide, il s'aide de la leur
Pour me rompre mon mât, ma voile et mon cordage.

Hélas ! puisque tu vois que ce pilote, au
Heu
De me guider, m'abîme, et qu'il n'a foi de
Dieu,
De pilote, ni d'homme, exauce ma requête.

Diane, venge-moi, lance-lui de tes yeux
Un trait aigu, meurtrier, cruel et furieux,
Lors surmonterons-nous
Amour et la tempête.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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