Sonnet Xv - Songe, Isaac Habert
Poèmes

Sonnet Xv - Songe

par Isaac Habert

Sur la sombre minuit qu'une liqueur miellée
Avait cillé mes yeux d'un paresseux sommeil,
Un songe me fit voir en funeste appareil
La mort d'un pâle deuil piteusement voilée;

Ce songe me dura tant que l'aube emperléc
D'un éclat d'orient ramenât le soleil
Et que devers les deux à mon triste réveil
Je fis cette prière humblement désolée :

Vous,
Dieux, qui commandez à ce grand univers,
Aux cieux, à l'air, à l'onde, à la terre, aux
Enfers,
Las ! s'il est ordonné que la
Parque à cette heure

Vienne trancher ma vie, ô saintes
Déités,
Faites en ma faveur qu'adorant les beautés
De ma belle maîtresse, entre ses bras je meure.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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