Poèmes

Réquisitoire des produits vivants

par Andréa AMISADOR

Des bêtes, sentinelles,au temps des siècles anciens
Ont éclairé par leur force sans égal
Trop vite, ont attisé les laides convoitises
Massacrées, elles devinrent ainsi marchandises

Imaginez des rapaces aux ailes sciées
Déchu, la boue boit leur sang comme leur honneur
Mourants, feu des rois des cieux ainsi humiliés
Il n'est de pitié dans la folie générale

Des désarmés trop tranquilles, tel est le destin
Rhinocéros écornés, élan empaillés
Éléphants mutilés, béliers décapités
Décoration de chasse ou triste braconnage ?

Assurance d'une ascendance légendaire ?
Martyr puis mémoire d'un combat léonin
Où le vaincu n'a pu montrer son courage
Chers bourreaux viciés, un jour peut-être, je l'espère
Sur un vrai ring,vous vous battrez avec vos poings

Chers bourreaux viciés, un jour peut-être, je l'espère
Vous comprendrez que s'il n'y a de cris de douleurs
Et même si « l'humanité »soutient cette terreur
Le crime commis n'en est pas moins abject

P.S : Lequel des deux monstres est le plus Grand : - Est-ce celui qui massacre le vivant pour quelques pièces dans ses poches vides ou celui qui utilise, sciemment, les produits dudit massacre ?
-Est-ce celui qui détruit la terre en quête d'or noir et ou celui qui, allant travailler ou faire ses courses, creuse son caveau dans l'asphyxie collective ?
-Est-ce celui qui transforme les mers en déchetterie ou celui qui, vorace, en pille les ressources restantes ?

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