Poèmes

Observation

par Amisador Andréa

A force de courir
J'ai fini par rattraper
Ceux que je croyais me fuir
Je voudrais en parler
Et il m'est si dur d'admettre
Que comme eux j'ai fini par devenir

A me nourrir d'espoir
Jusqu'à satiété
J'ai cru en mon devoir
Et j'y ai travailler
Pour ne plus me décevoir
Ne plus mentir, ne plus geindre
De cette laide société
Le dépit me fait exclure
Mais les défis me font pleurer
Car si de terres, de sang et de sueur
J'aime me dépeindre
Ni le terrible déni
Ni l’indicible foi
Ne sont une armure
Aux coups que tu sais me donner

Oui toi vie qui me fît homme
Trop longtemps tu fût ma seule amie
Et même si de pitié
J'ai parfois fait l'aumône
La faiblesse et les coups durs
Nous font souvent agenouiller
Autant de fois que l'écriture
Me fait revoir ta vertu
Mais es-tu au moins digne
De pouvoir nous relever
Jusqu'à ce que l'on prie
Pour que nos blessures
Puissent enfin se refermer

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