Poèmes

Mon arganier

par Lou Mishel

Au pied de mon arganier, j'ai chanté
Il n'était pas plus grand que moi
Où alors de quelques centimètres, je crois
La tête bien haute, il était en émois
Pour l'oranger se tenant à quelques pas
La menthe du coup arriva
D'entendre autant de "Tralala"
Je la savait folle de l'oranger aussi
Dans toute la région du Souss aux dunes du Sahara
D'Imouzzer à l'oasis de Targa
Jusqu'à la vallée du paradis
On savait la menthe jolie
Pour l'amour de sa vie

Il se mit à se faire beau
Mon arganier sous le soleil chaud
J'avais bien osé chanter plus haut
Il se rendait sourd comme un pot
Le voilà qui en devenait sot
De cet amour d'oranger idiot
Les larmes de la menthe coulaient à flots
Et moi, entre ces trois là, j'étais le muet coquelicot

Si un jour, tu en vois un
Arrêtes toi en chemin
Et ne te montres pas aussi barjo
Sinon de son velours coquelicot

Lou Mishel

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