Le Contrefacteur, Louis Aragon
Poèmes

Le Contrefacteur

par Louis Aragon

Louis Aragon

à
Matthew
Josephson

Étrange travail pour l'étranger

Il lie à des thermomètres

De petits segments de mandarine

Des perles de bois et des haricots secs

Puis par le truchement d'une ficelle rouge

Il fait descendre sur le tout

Une pluie de recommandations

Fendant ce temps le magasin cerné par la police

S'illumine avec une curieuse périodicité

Aux couleurs de tous les vices inconnus

Des désirs inavouables

Des mensonges impardonnables

Des crimes les plus bas et les plus décriés

On lit à peu près sur la porte

Les lettres blanches retournées



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top