Poèmes

Une Solitude Infinie

par Louis Aragon

Louis Aragon

à
Robert
Desnos

La divine élégie s'est assise en pleurant

Elle compte les graviers du gravier

Les plumes les brindilles les fétus

De paille

Ses voiles sont pendus à son beau corps d'albâtre

Comme la lyre d'or au fronton d'un théâtre

Elle murmure un mot que l'écho lui redit

C'est l'heure où tout sommeille

C'est le moment suprême

C'est le moment où jamais

C'est l'heure du berger

Il y a plein d'étoiles dans le firmament

Il y en a de toutes les grandeurs

Des vertes et des pas mûres

Cassiopée aussi est une jolie fille

Elle compte les fétus les plumes les brindilles

Elle s'assied en pleurant

Le long du courant

D'an petit ruisseaa
J'y vois un bateau
Des bonbons des fleurs
De toutes les couleurs


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